Archives mensuelles : avril 2011

Cours à L’Université Populaire d’Avignon (UPA)

Cours à L’Université Populaire d’Avignon (UPA) par Philippe Mengue

les 12 avril, 3 mai et 10 mai 2011

« Le temps à deux ou trois temps », par Philippe Mengue
Amphithéâtre AT03 Université d’Avignon à 18h30 (Sainte Marthe)

« Le temps à deux ou trois temps »

Les séances de cette année, dont le thème est le temps, seront consacrées à comprendre pourquoi le temps est toujours dédoublé, triplé ou multiplié. On dit le temps; on pense qu'il est un, qu'il n'y a qu'un temps, celui dans lequel on vit et tout se passe. Mais aussi on parle du temps présent, du temps passé ou du temps futur. Ça fait donc trois temps. Quel rapport ? On ne cesse par ailleurs de penser un temps qui est hors du temps : l’ aiôn des Stoïciens, l’éternité (aeternitas en latin). Depuis Platon et pendant toute la tradition métaphysique, il y a confrontation du temps et de l’éternité. Ce dédoublement a lieu jusqu’à Deleuze lui-même, même si ce dernier ne se réclame pas de l’éternité de forme platonicienne (cf. différence Kronos et Aiôn) : que se passe-t-il donc ? Que signifie ces coupures ?
Pourquoi ne pas nous contenter du temps ordinaire et qui nous semble dans sa simplicité à la fois évident, « allant de soi », quoique indéfinissable ? Quelle est sa nature pour se dédoubler ou « tripliser », ainsi ?
A travers, principalement, Deleuze (Logique du sens et Différence et répétition), mais aussi Kant et l’imagination transcendantale (Critique de la raison pure), nous essaierons de prendre une vue du temps qui défasse nos évidences et qui nous introduise plus profondément à l’étonnement qu’il ne peut que susciter si nous y songeons un moment.

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Nouveau livre de P. Menge

“Guerre ou Paix en philosophie” de Philippe Mengue

La philosophie peut-elle faire la guerre, comme Bernard-Henri Lévy dans un récent ouvrage (De la guerre en philosophie, 2010) le revendique pour sa propre philosophie ? Les notions de guerre et de paix sont-elles ici à prendre au pied de la lettre ? Ou ne sont-elles que métaphores se référant aux luttes, aux réfutations, aux disputes où peuvent s’engager les philosophes ?
S’il n’est guère possible de définir la philosophie comme une guerre réelle, il ne paraît pas plus pertinent de la définir comme une guerre de papier. Plutôt que de tracer des lignes de combat et d’affronter des ennemis, les philosophes semblent … Lire la suite

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