Archives mensuelles : janvier 2012

Conférence sur la Grèce, par Michel Bouillet

Conférence de Michel Bouillet :

« Non ! Les Grecs ne sont ni des voleurs, ni des menteurs ! »

jeudi 2 février 2012 à 18 heures à la Maison du Département du Pays d'Apt

Bonjour,

Un petit mot pour vous dire que je ferai une conférence intitulée : « Non ! Les Grecs ne sont ni des voleurs, ni des menteurs ! » le 2 février 2012 à 18 heures à la Maison du Département du Pays d'Apt, 233 avenue de Viton à Apt, avec le soutien d'Archipal.

Il s'agit de décrypter la crise grecque par l'histoire et de montrer que les accusations portées contre le peuple grec sont constantes depuis 1846 et qu'elles ne justifient pas les mesures d'extrême austérité qu'il subit.

Bien amicalement,

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Conférence de Philippe Mengue, vendredi 17 février

AGORA – Cycle de conférences 2011-2012

Philippe Mengue « Guerre ou paix en philosophie ? »

Vendredi 17 février à 20h30 au Lycée de l’Arc à Orange

Argument de sa conférence :

Certains soutiennent que les philosophes seraient en guerre entre eux. Certes, entre philosophes il y a des disputes, des affrontements, des guérillas, mais sont-ce des guerres et les philosophes sont-ils dans un rapport d’ennemis à ennemis ? La philosophie n’est-elle pas avant tout une affaire de pensée ? Ces penseurs ne sont-ils pas des amis (philoi) de la « sagesse » (sophia) ? A ce titre, ne semblent-ils pas devoir être amis entre eux ? Mais qu’est cette sagesse qu’ils recherchent : paix, justice, vérité, bonheur, liberté, ou tout autre chose? Ces « amis » aux multiples fins ou aux multiples dieux deviennent si étranges dans leur recherche qu’ils ressemblent plutôt à des ennemis. Alors que signifie philo- dans philosophie?

La philosophie n’est pas donnée mais toujours à nouveau à construire. Ce qui est premier, c’est l’abîme du non-savoir (Socrate), au bord duquel se tiennent les philosophes, amis ou non. Dès lors la ligne qui sépare la guerre de la paix serait plutôt une « ligne de fuite » (Deleuze), qui tendrait, non pas d’abord à séparer et délimiter les doctrines, à aiguiser les contradictions, mais plutôt à fuir et faire fuir les affrontements bloqués et les dualismes figés, afin d’inventer de nouvelles façons de penser.

Entrée : 3 € / étudiants, lycéens, chômeurs : 1,50 € / adhérents : entrée gratuite.

Agora- 16 Rue reine Wilhelmine 84100 Orange/ www.agorange.net

Philippe Mengue est Docteur en philosophie. Il a enseigné à l »Université d »Aix-en-Provence et au Collège international de philosophie. Il collabore à l »Université Populaire d »Avignon et co-anime le Café-philo d »Apt.

Ses principaux ouvrages :

Deleuze et le système du multiple (Kimé, 1995), L »Ordre sadien (Kimé, 1996), Deleuze et la question de la démocratie (L »Harmattan, 2003), La Philosophie au piège de l »histoire (Éditions de la Différence, 2004), Peuples et identités (Éditons de la Différence, 2008), Utopies et devenirs deleuziens (L »Harmattan, 2010), Guerre ou paix en philosophie ? (Germina, 2011).

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Compte rendu du café-philo du 27 janvier (suite)

Intervention de Corinne Paiocchi

Depuis la Révolution Française, un certain nombre de femmes se sont battues pour la reconnaissance du droit de vote. Mais il faut attendre avril 1944 pour que, au nom des combats de la Résistance, le Comité français de Libération nationale adopte ce principe. A la fin du XXe siècle se pose un autre problème, celui de la représentation des femmes dans les assemblées élues.

La question de la parité devient dès lors un enjeu des combats féministes. Il aboutit en 2000 au vote d'une loi : une avancée  ? pour certaines oui, pour d'autres humiliant que d'avoir recours à une loi pour être reconnue… le débat déchaîne encore aujourd'hui les passions..

les résultats sont pervers dès qu'il y a scrutin de liste : cela conduit souvent à des difficultés et pour répondre aux exigences de la loi à être choisie non pas pour ses qualités mais par défaut…

sur un plan cantonal ou législatif cela devient plus intéressant car la démarche est volontaire, réfléchi, motivée .. La parité est en ce sens une opportunité à saisir pour celles qui souhaitent vraiment s'engager…

Cette loi sur la parité a été renforcée par des pénalités financières pour les partis qui ne sont pas en capacité de présenter des femmes.

Faut-il aller encore plus loin ? faut-il obliger les partis politiques à respecter pleinement cet équilibre ? difficile de répondre à cette question, on peut toutefois constater que peu de femmes s'engagent encore à ce jour sur leur nom et, dans les régions du sud notamment, il reste encore des idées reçues sur l'engagement politique des femmes.

Quel homme accepte de garder les enfants, préparer le repas pendant que Madame est en meeting, en réunion ou en voyage en raison de ses activités d'élues et souvent en compagnie masculine ? Mais on peut aussi poser la question différemment : quel homme serait fier de voir son amoureuse ou son épouse choisie par une majorité d'hommes et de femmes qu'ils considèrent apte à remplir une fonction d'élue ?

Le problème posé, ayons une pensée admirative pour les femmes qui ont ouvert la voie : Germaine Poinso-Chapuis (Ministre de la Santé en 1947)  Simone Veil (Ministre de la Santé en 1974) Edit Cresson (1ère femme 1er Ministre en 1981) Elisabeth Guigou (1ère femme Garde des Sceaux en 1992) Michèle Alliot-Marie (1ère femme Ministre de la Défense), Christine Lagarde après avoir occupé des postes ministériel est aujourd'hui Directrice Générale du Fond Monétaire International.

Sans oublier Cécile Brunschvicg, Suzanne Lacore et irène Joliot-Curie entrées au Gouvernement du Front Populaire en 1936 et Louise Weiss, Madeleine Pelletier qui ont mené un dur combat pour le droit de vote des femmes reconnu le 21 avril 1944 et il faudra attendre 1965 pour que les femmes puissent ouvrir un compte en banque ou accepter un emploi sans l'autorisation maritale !

Le chemin est encore long mais nos ainées ont été remarquables de courage et de ténacité…

N'oublions pas non plus les « anonymes » les élues municipales qui font un travail remarquable représentent aujourd'hui 47 %  des Conseils Municipaux, ce chiffre descend dès que l'on monte vers des mandats plus élargis et sont souvent freinées par le fameux « plafond de verre »… 18 % de femmes siègent à l'Assemblée Nationale et un peu plus de 20 % au Sénat.

Plusieurs raisons à cela :

– la rareté des candidatures,

– la violence des affrontements dans les campagnes électorales est souvent évoquée,

– la réticence des militants dans les partis,

– la crainte aussi de délaisser sa famille et plus particulièrement leurs enfants…

– le temps à consacrer à cette fonction.

Je rajouterai :

La discrétion, la modestie, la délicatesse, la réserve, la douceur correspondaient à l'image de la mère et de l'épouse telle qu'on la souhaitait.

La femme moderne, décomplexée, affranchie, ambitieuse, parfois en quête de pouvoir, a fracassé cette image de la féminité. La non-différenciation des sexes dans l'espace public est devenue une réalité de l'époque. La féminité et la masculinité, bien malin celui qui peut les définir de nos jours.

Il me paraît difficile d’aller plus loin sur un plan législatif, et ce sont plutôt certains comportements ou visions de la société qu’il convient de faire évoluer. Les droits étant les mêmes, reste à les faire comprendre, accepter et appliquer.

Une crise aiguë de féminisme ? de la frustration ? victimisation de ce monde masculin cruel ?

Non ! rien de tout cela… un simple regard dans le rétro pour se rappeler d'où nous arrivons…et, aujourd'hui quelles sont nos aspirations de femmes dans cette démarche si singulière…

Pas de combat contre les hommes, certainement pas, n'oublions pas que ce sont les femmes qui mettent les hommes au monde ! bon évidemment il faut également un homme jusqu'à preuve du contraire à moins de s'appeler Marie …

L'équilibre, la complémentarité et le respect de chacun tout en gardant sa féminité est sans doute la meilleure façon d'aborder le sujet…

Corinne Paiocchi

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