Parutions

Les derniers écrits de Philippe Mengue

Bibliographie

Philippe MENGUE est professeur agrégé de philosophie et docteur d’État de l’Université de Paris VIII. Il a enseigné en lycée, à l’Université d’Aix en Provence, ainsi qu’au  Collège international de philosophie à Paris (notamment en 2010 à 2012). Grand connaisseur des œuvres de Sade et de Deleuze, il a publié plusieurs ouvrages sur la pensée française contemporaine. Ainsi :

Gilles Deleuze ou le Système du multiple, Editions Kimé, 1994;

L’Ordre sadien, éd. Kimé, 1996 ;

Deleuze et la question de la démocratie, L’Harmatan, 2003 ;

La Philosophie au piège de l’histoire, La Différence, 2004,

Peuples et identités, Editions de la Différence, 2008 ;

Utopies et devenirs deleuziens, éd. L’Harmattan, 2009;

Proust-Joyce, Deleuze-Lacan, Lectures croisées, Editions L’Harmattan, 2010 ;

Guerre ou paix en philosophie ? éd. Germina, 2011.

Comprendre Deleuze, éd. Max milo, mai 2012;

Dernière parution :

Faire l'Idiot. La politique de Deleuze, éd Germina, fev 2013.

En préparation :

Du Sport comme service divin.

Parmi de nombreux articles dans différentes revues, françaises et anglaises, américaines et canadiennes, on peut signaler, parmi les plus récents :

en français :

« Pourquoi écrire… plutôt que pas ? », revue Abords, n° 31-32, octobre 2013;

« De la Musique comme Ritournelle », Il Particolare, n° 25 & 26 avril 2013.

« De l'affect sans pathos à la Figure sans visage. Problèmes d'esthétique deleuzienne »,  dans l'ouvrage collectif coordonné par Adnen Jdey Gilles Deleuze, la logique du sensible – esthétique & clinique,  De l'Incidence, avril  2013.

« Diane en tous ses esprits », in  Hervé Castanet, Sérieux, sériel et conséquences, éd. Himéros, 2012.

« Logique du style. Deleuze l’oiseau de feu et l’effet de réel », Les styles de Deleuze, éd. Les Impressions nouvelles (collectif en 2011).

« Contrôle et quantification », in Quelle liberté pour le sujet à l’époque de la folie quantitative (ed. Pleins feux, dec 2009) ;

«Comment la multitude peut-elle échapper au contrôle ? » in collectif, Technologies de contrôle et Mondialisation, éditions Kimé, 2009 ;

« Dehors, chaos et matières intensives dans la philosophie de Gilles Deleuze » sur le net, Revue « Nessie », n° 1, avril 2009, dirigée par F. Tarby,

« Diane en tous ses esprits », Revue « Il Particolare », sous la direction d'Hervé Castanet Numéro 19-20, juin 2009 ;

« Structuralisme et lignes de fuites », in L'Antropologie de Lévi-Strauss et la psychanalyse, Editions de la Découverte, Mai 2008.

« Devenirs, devenir écrivain, Proust-Kafka », in revue Le Portique n° 20 2007.

« Le peuple qui manque et le trou de la démocratie », in Gilles Deleuze, Felix Guattari et le politique, Editions du Sandre, 2006.

« Questions de Serge Cottet à Philippe Mengue », Il Particolare, n° 15-16, 2006.

« Les intellectuels et la critique », Revue Esprit, Mai 2005.

« Gilles le felin, philosophe exalté », in Revue Elucidations, n° 10, ed.Verdier, 2004. etc.

En anglais :

« The Idiot in societies of control« , Theory and Event, juillet 2013, John's Hopkins University Press.

« Desire and courtly love » in Deleuze Studies, august, 2012.

L’intervention au Colloque Deleuze de Cardiff, 2006, « Deleuze-Proust : Ménémosyne, goddess or factory ? », collectif, Beckett’s Proust/ Deleuze’s Proust,  éd. Palgrave 2009.

« From First Sparks to Local Clashes », in C. Boundas, Gilles Deleuze : The Intensive réduction, Ed. Continuum, 2009.

« People and Fabulation », in Ian Buchanan, Deleuze and Politics, Editions Edimburgh University Press, 2008.

« The problem of the birth of Philosophy in Greece in the Thought of Gilles Deleuze », in C. Boundas, Deleuze and philosophy, Ed. Edinburgh University Press, 2006.

« The Absent People and the Void of Démocracy », in Contempory Political Theory, Novembre 2005, n°4.

En espagnol :

Deleuze o el sistema de lo multiple, ed. Las Cuarenta, 2008 ;

à paraître aux éditons La Cebra, Deleuze et la question de la démocratie, traduction par Julian Ferreyra.

Philippe Mengue collabore régulièrement à la Revue « Il Particolare », sous la direction d'Hervé Castanet.

Mail to : philippe.mengue@wanadoo.fr

http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Mengue

Philippe Mengue

La Loube

84480 BUOUX

tel 04 90 74 64 10

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Questionnaire

  1. QUESTIONNAIRE
  2. pour présenter le dernier livre de Philippe Mengue, Faire l'idiot. La politique de Deleuze, paru aux éditions Germina, fev 2013

  3. 1) Qui êtes-vous ? !

Question simple, naïve et spontanée à laquelle je répondrai avec la même simplicité et naïveté (pour éviter les abîmes d'interrogation et le vide qui s'y profilent).

Je suis un professeur de philosophie qui a enseigné avec bonheur et qui a toujours privilégié la recherche de nouveauté. Je me suis passionné pour la philosophie française contemporaine et j’ai eu pour maîtres les grands philosophes des années 70 dont Lyotard, (avec qui j’ai fait ma thèse sur Sade), Foucault, Deleuze, Lacan, Derrida…

Face à la bureaucratisation toujours plus pointilleuse et mesquine de nos vies privées (nouvelle forme de gouvernementalité qui n’est de l’ordre ni d’un fascisme ni d’un totalitarisme), ces auteurs nous apprennent, toujours aujourd’hui, à dégager des lignes de fuite, de liberté et de désir, qui fournissent comme une forme de réponse, de résistance à notre situation actuelle.

Mes recherches actuelles, hormis la pensée de Gilles Deleuze, concernent une métaphysique du sport (à paraître chez Germina) et la sorte de mystique (« païenne » ou d’immanence) qui me semble faire relais à une Europe lasse de la médiocrité de son matérialisme sans souffle et si pauvre en création.

  1. 2) Quel est le thème central de ce livre ?

Nous avons besoin d’une autre pensée du politique, non axée prioritairement sur le pouvoir de l’Etat, sur les partis politiques qui visent à le conquérir, sur le sens enfin de l’histoire et de son supposé progrès. L’intérêt de la philosophie politique de Gilles Deleuze, est de nous aider à penser une « micropolitique » dont le personnage de l‘idiot en est le modèle figuré, concret, très parlant.

L’Idiot et non l’imbécile. Il nous faut en effet un personnage de ce type qui se soustrait aux savoirs arrogants des partis et des visions du monde, pour, grâce à sa simplicité, ouvrir le champ du problématique sous l’institué (faire apparaître le contingent dans le nécessaire et le doute sous l’évident), et, par là, se rendre sensible, réceptif aux nouveaux possible qui se cherchent.

La philosophie de Gilles Deleuze est beaucoup plus simple et abordable qu’il n’y paraît, elle part d’une intuition largement partagée, et surtout elle ne peut être réduite à la sorte de gauchisme révolutionnaire à laquelle on l’assimile trop souvent.

  1. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?

Faire l’idiot est la tâche de la philosophie (Deleuze) et permet à la politique de ne pas se réduire à une simple gestion et à une police.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?

Par exemple le chant de l’oiseau, frais et gai, ironique, qui, dans le Siegfried de Richard Wagner, accompagne dans la forêt le héros ingénu, sans savoir, qui ignore tout, même la peur et ne rêve que de courir le vaste monde à la recherche d’aventures.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?

J’aimerai les faire accéder à une compréhension claire et aisée de la pensée de Gilles Deleuze et leur faire partager une certaine complicité quant à sa conception de la politique de l’idiot.

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Faire l’idiot avec Deleuze

Faire l »idiot avec Deleuze (nouveauté février 2013)

Faire l’idiot, est-ce un moyen de résister aux puissances établies ?
Dans un cours à Vincennes, Deleuze déclarait que « philosopher, c’est faire l’idiot ». Le personnage de l’idiot a d’ailleurs une place importante dans la philosophie deleuzienne. Le prince Mychkine de Dostoïevski, le Bartleby de H. Melville, sont les héros deleuziens par excellence, en ce qu’ils sont porteurs d’une même indétermination fondamentale. L’idiot est une figure, un intercesseur des intuitions ; il donne au système de Deleuze une cohérence et à sa politique ses orientations principales. Une politique de l’idiot permet de faire valoir autre chose que ce que proposent aujourd’hui les organisations et les programmes politiques.
L »essai de Philippe Mengue présente ainsi, à la lumière du « personnage conceptuel » de l’idiot, les lignes principales de la micropolitique deleuzienne. Cette politique se voulait une micropolitique ; elle voulait, par ce terme, introduire une nouveauté dans la philosophie politique, un décentrement, un déplacement des questions.
Ce que Deleuze nous apporte de meilleur est sans doute l’espérance d’avoir d’autres espérances, comme le dit Philippe Mengue. D’autres espérances que celles commandées par le « politique » et par ce qui se tient derrière, le marché, la consommation de masse, l’enrichissement…
Le livre s’adresse à tous les publics de la philosophie. Il est d’une grande clarté. S’il intéressera les spécialistes de Deleuze, il touchera aussi tout le monde. Dans ce temps de rabattement, d’écrasement de tous les débats autour des questions économiques, sociologiques, psychologiques, la pensée politique de Deleuze est une bouffée d’air frais.
Philippe Mengue est agrégé et docteur d’Etat en philosophie. Spécialiste des œuvres de Sade et de Gilles Deleuze, il a enseigné en lycée, ainsi qu’à l’université d’Aix-en-Provence. Il enseigne au Collège international de philosophie et animait le café-philo d’Apt.

Philippe Mengue
« Faire l’idiot, La politique de Deleuze« 
ISBN : 978-2-917285-41-1 / 13 x 20,5 / 102 p. / 10,90 €
Parution en février 2013

4ème de couverture :
Quelle politique peut-on faire quand on est un idiot ? Loin d’être ridicule, c’est bien la question qu’on est conduit à se poser inévitablement en lisant l’œuvre de Gilles Deleuze.
L’« Idiot » détient, en effet, un rôle incontournable et essentiel. Il est le personnage conceptuel qui fait tenir la philosophie de Deleuze dans sa consistance propre. Il se situe à la charnière de l’image de la pensée – que le philosophe invoque et suppose plus ou moins implicitement – et de la création de concepts qu’il produit explicitement. Aussi faire de la philosophie, tout comme agir et penser politiquement, est-ce toujours une manière de faire l’idiot.
Les conséquences de cette approche sont capitales de par les questions et les invalidations qu’elle lance en direction de la réflexion politique classique centrée sur les problématiques du Droit et de l’Etat. La place qui revient au contrôle et au biopouvoir, aux zones d’indétermination et aux espaces lisses, permet de prendre une saine distance vis-à-vis de la politique « majoritaire » et de faire apparaître, comme déjà de vieux clichés, bon nombre de thèmes et de concepts propres dont se sont revendiqués les organisations alternatives mondialistes et subversives récentes.
C’est à une toute autre idée de la politique, centrée sur les devenirs (et non sur l’avenir, non sur l’état ou Etat) que nous invite à méditer la politique deleuzienne de l’idiot. Elle nous ouvre à espérer d’autres espérances, nouvelles, en lien avec un « peuple absent» qui naîtrait (et mourrait) avec chaque devenir, et pas plus.

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