Université Populaire d’Avignon (UPA)

Les cours de Philippe Mengue à Université Populaire d’Avignon (UPA)

Les économistes atterrés en Avignon

Bonjour,

Les économistes atterrés entament un « Tour de France » pour échanger avec les universitaires, les étudiants, mais aussi les enseignants et les élèves des lycées, les syndicalistes, les militants politiques et associatifs (bref, la société civile de l »ensemble du territoire français) sur les changements qu »il serait grand temps de mettre en place pour prendre acte des effets catastrophiques de la dernière crise (et des précédentes) au niveau européen. Ils m »ont contacté afin que je joue le rôle de relais sur Avignon. Tout est au point : ils viendront le jeudi 5 mai après-midi à l »Université d »Avignon, représentés par Thomas Coutrot.

  • Le jeudi 5 mai, de 14h à 16h, à l’Université d’Avignon, Amphithéâtre AT02 : Rencontre avec les étudiants, les lycéens, les enseignants, les chercheurs, les représentants syndicaux et l’ensemble du personnel de l’Université et de l’Education Nationale de la région (entrée libre)
  • Le jeudi 5 mai, de 18h à 20h, à l’Université d’Avignon, Amphithéâtre AT03 : Rencontre avec le public, le monde syndical et associatif de la région (entrée libre)
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Cours à L’Université Populaire d’Avignon (UPA)

Cours à L’Université Populaire d’Avignon (UPA) par Philippe Mengue

les 12 avril, 3 mai et 10 mai 2011

« Le temps à deux ou trois temps », par Philippe Mengue
Amphithéâtre AT03 Université d’Avignon à 18h30 (Sainte Marthe)

« Le temps à deux ou trois temps »

Les séances de cette année, dont le thème est le temps, seront consacrées à comprendre pourquoi le temps est toujours dédoublé, triplé ou multiplié. On dit le temps; on pense qu'il est un, qu'il n'y a qu'un temps, celui dans lequel on vit et tout se passe. Mais aussi on parle du temps présent, du temps passé ou du temps futur. Ça fait donc trois temps. Quel rapport ? On ne cesse par ailleurs de penser un temps qui est hors du temps : l’ aiôn des Stoïciens, l’éternité (aeternitas en latin). Depuis Platon et pendant toute la tradition métaphysique, il y a confrontation du temps et de l’éternité. Ce dédoublement a lieu jusqu’à Deleuze lui-même, même si ce dernier ne se réclame pas de l’éternité de forme platonicienne (cf. différence Kronos et Aiôn) : que se passe-t-il donc ? Que signifie ces coupures ?
Pourquoi ne pas nous contenter du temps ordinaire et qui nous semble dans sa simplicité à la fois évident, « allant de soi », quoique indéfinissable ? Quelle est sa nature pour se dédoubler ou « tripliser », ainsi ?
A travers, principalement, Deleuze (Logique du sens et Différence et répétition), mais aussi Kant et l’imagination transcendantale (Critique de la raison pure), nous essaierons de prendre une vue du temps qui défasse nos évidences et qui nous introduise plus profondément à l’étonnement qu’il ne peut que susciter si nous y songeons un moment.

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